lundi 19 juin 2017

lundi 12 juin 2017

Finale de la coupe de l’Espoir

Finale de la coupe de l’Espoir
 S.C.U.F. Vieux Cochons – AS Minorange Bouygues
Samedi 10 juin 2017 à 16h00 à Montesson

Score : 22-19

Ah, cette fameuse coupe ! Toute une histoire. Il faudrait raconter par le menu les péripéties de l’an dernier qui avait vu les Cochons remporter une première fois le trophée selon un scénario que n’aurait pas désavoué Spielberg (encore qu’il aurait peut-être trouvé que ça allait un peu loin, même pour de la science-fiction…). Mais ce serait trop long. Il suffit juste de savoir que nous étions les tenants officiels du titre et que nous le remettions en jeu. Et aussi quand-même que nous avions gagné cette année notre quart de finale par forfait de l’équipe en face, alors même que nous étions forfait nous-même. Puisque nous étions à Stratford. Et que Boubou-président, en vieux roublard, avait oublié de leur dire. Si ça ce n’est pas du vice… A croire que cette coupe choisit son vainqueur. Et qu’elle a un gros faible pour nous. Ou un faible pour un gros de chez nous, je ne sais pas, mais j’en ai vu un qui faisait des trucs bizarres avec la coupe. Mais pour ce qui est de la demi-finale et de la finale, cette année, elles ont en revanche bien été gagnées sur le terrain à la sueur de notre couenne.  

Nous partîmes 20. Vingt gaillards (enfin quelques gaillards et des ventrus), mélange désormais habituel de jeunesse et d’expérience, réunis par Flo-l’impassible pour aller défier cette équipe qui nous avait planté plus de quarante points en début d’année. Nous étions bien à l’heure. Manu-l’increvable avait son casque en peau de pute zébrée ; Capt’ain Romain était venu en espadrilles croyant qu’on finirait à la plage ; Pascal avait sa tête de j’ai-mal-partout-et-peut-être-même-au-cucul une heure avant le coup d’envoi ; Hugo s’était éclipsé de chez lui en faisant croire à sa femme qu’il sortait juste le chien (un beau dalmatien avec le caractère fantasque de son maître qui s’est imaginé qu’il pouvait éclater un chien-loup en fin de journée). Bref, nous étions fin prêts à leur en remontrer.
Eux, étonnamment, se présentèrent à 16. Pour une fois nous n’étions pas en sous-nombre. Et en plus c’est une vraie équipe de corpo, pas un de ces clubs qui jouent en fédérale 1 et passe leur temps à faire « descendre » des gars pour jouer ce genre de phases finales (suivez mon regard). Du coup, sur le papier, hormis le fait que nous ne jouons jamais ensemble, nous étions il me semble supérieur. Et pourtant que le match fût compliqué. Que nous avons joué à nous faire peur jusqu’au bout alors que nous aurions dû prendre le large à plusieurs reprises. On est ressorti avec l’impression de n’être jamais vraiment rentré correctement dans le match. Mais bon, on a gagné, alors on s’en fout.


Le match.

Heurté, saccadé. La faute à personne et à un peu tout le monde. Ils étaient bien en place, mais ils manquaient sans doute d’individualités capable de faire une vraie différence (à part leur 12). Nous à l’inverse avions plein d’individualités capables de faire des différences, mais nous n’étions pas très bien en place. Et ça reste un sport collectif. Aussi les six premiers points furent un échange de pénalités et le score était de 3-3 après quinze minutes de jeu. Puis sûr une des rares fois où nous avons réussi à accélérer sur un deuxième temps de jeu, François dit l’hermite, qui suppléait notre farfadet breton toujours blessé, lançait bien Quentin-n’a-qu’un-poumon dans un intervalle sur leur 40 mètre. Il zig, il zag, essouflé après 10 mètres cherche un partenaire pour se débarrasser du ballon, ne voit que Pascal-le-Bastareau-blanc (il lui ressemble de plus en plus…) l’appeler dix mètres derrière, comprend que ce n’est pas une option saine, et comme sur cette feinte de passe avortée un boulevard s’est ouvert, il est obligé de courir jusqu’à l’en-but. Mais ça ne faisait que 8-3 pour les Vieux Cochons, Juju-non-là-j’ai-pas-envie ayant décidé qu’il ne voulait pas cautionner cet essai ni s’abaisser à transformer en face des poteaux. A ce moment du match, dixit Vania-la-boule-voyante-Yougoslave, on se dit que ça va être facile (forcément si même Quentin peut passer sur 40 mètres). Mais que nenni ! Bouygues à du fond de jeu en commun, et envie de nous ravir le trophée. Sans être géniaux ils enchainent bien, notamment devant, et nous poussent à la faute par deux fois. Leur botteur maison, équivalent de Juju s’il montait sur des échasses et prenait 80 kilos, transformait tout et ils prenaient la tête 9-8. Devant c’était compliqué en touche et en mêlée, mais dans le jeu courant les intentions des deux équipes s’annihilaient. Pourtant, c’est bien sur une mêlée sur leur cinq que Gauthier partait en position de numéro 8 et allait aplatir en force dans le coin de leur en-but. Ça c’était une transformation difficile, alors Juju la passa et la harde reprenait l’avantage à 15-9. Puis 15-12 juste avant la mi-temps puisque nous étions décidemment très disciplinés.

Là on s’est dit qu’ils allaient être fatigué en deuxième mi-temps. Ben… pas plus que nous en fait. Et le match reprit comme il avait commencé. Notre trio d’arrière Alex, Julien et Cédric avait beau remonter des ballons sur 30 mètres, on s’oubliait toujours à un moment ou un autre. Puis sur une des rares attaque en première main ou nous avons réussi à bien nous transmettre le ballon, Julien-la-mobylette, à ne pas confondre donc avec Juju-la-trottinette, fût même tout près de marquer un essai. Mais l’arbitre de touche estima de manière un peu surprenante, car après vérification il n’était pas roux, qu’un crampon avait mordu la ligne (on suppose qu’il l’a entendu crier « aïe !» car nous on n’a rien vu). Puis ce fût au tour de Gauthier, en mode forrest gump, de rater le coche, quand après un raid de 50 mètres il ralentissait et attendait patiemment que ses adversaires reviennent sur lui -il est joueur- pour lui faire dégueuler la balle à 5 mètres de leur ligne (Corbier d’Or bien sûr pour cette magnifique cagade qui laissait Bouygues dans le match). Il eût en revanche l’occasion de se « racheter » un peu plus tard, car suite à une-deux entre lui et Bastien (ben oui, ce n’est pas réservé qu’au footeux), ce dernier allait marquer un essai entre les poteaux. Transformé, ce qui dans la chaleur écrasante de cette belle journée nous donnait un peu d’air à 22-12. Mais Bouygues ne voulait pas en rester là. Et après plusieurs temps de jeu, leur 12 qui avait quelques cannes crochetait je ne sais pas qui (enfin si, mais je ne veux pas balancer…) dans nos 22, et allait aplatir l’essai de l’espoir. A 22-19 à une dizaine de minutes de la fin du match ça devenait tendu, et ça sentait le KO car tout était possible. Bouygues dédaignait même une pénalité pour prendre une touche sur nos 5 mètres (sans doute ne se sentaient-ils pas d’aller en prolongation), mais nos avants continrent vaillamment leurs assauts. Gros qui quelques minutes après nous gratifièrent en plus d’une belle tortue depuis nos 22 mètres jusqu’à la moitié du terrain. Ça n’a rien donné derrière, mais ça nécessite d’être relevé, car même pour un trois-quarts, c’est beau à voir. Finalement sur un dernier contest que nous remportions, l’arbitre sifflait la fin du match et nous pouvions enfin décrisper nos mâchoires pour les transformer en beaux sourires.

La suite c’est un officiel qui au moment de nous remettre la coupe part en courant pour chercher le bon trophée, quelques pas de danses esquissés au son de « Qu’est-ce qu’on est serré au fond de cette boîte » (version moderne de « We are the champions »…), une tentative de rafraîchissement de Gérard qui ne s’en laissait pas compter, des bières et des moules-frites au soleil sur les belles installations de Montesson.
Bref, un bel après-midi comme on a envie d’en revivre plus souvent.



























S.C.U.F. Vieux Cochons - Drancy

S.C.U.F. Vieux Cochons - Drancy
Samedi 4 mars 2017 à 19h00 sur la « pelouse » de Pouchet

Score : 32-7

Drancy… Ah, Drancy, encore et toujours. D’aussi loin que remonte ma mémoire de vieux cochons, cette équipe nous a systématiquement battu depuis qu’on les rencontre en championnat du samedi. En finale d’une coupe pam-pam, en demi-finale de championnat, en championnat tout court. Chez nous, chez eux, la rengaine était la même : défaite ! Notre bête noire en somme. Certes ils sont abonnés à nous sortir quelques joueurs de derrière les fagots de leur équipe réserve ou première qui n’a jamais facilité les choses. Comme au mois de décembre dernier lors de notre lourde défaite. Mais enfin, cela ne suffit pas à expliquer cette éternelle spirale de défaites qui semblait ne jamais vouloir s’arrêter. « Semblait » ? Oui, jusqu’à ce samedi 4 mars !

Et pourtant, on ne peut pas dire que ce match se présentait sous les meilleurs auspices. Le vendredi soir encore nous n’étions que 16 sur la feuille, comme nous le rappelait dans un mail notre Flo « de Gaulle » Palomarès. Lui son appel du 18 juin c’est désormais tous les vendredis. Version roumaine : « s’iou plaît, un joueur ou deux pour demain, s’iou plaît ». Car c’est vrai que cette année est compliquée en termes d’effectif. Mais son abnégation n’aura pas été vaine, puisque même à 15h00 ce samedi, Emile, un de nos petits jeunes se réveillant sans doute de sa soirée de la veille, l’appela pour demander s’il y avait encore de la place. Ben oui tu m’étonnes qu’il y a de la place. Tu fonces chercher ta licence et on t’attend. Heureusement qu’on jouait à 19H00… Bref, le roman feuilleton de « qui qui vient » s’achevait à 18h00 sur une bonne note puisque nous pouvions finalement nous présenter à 19. Une équipe de bric et de broc donc. Composée sur le fil. Mélange subtil de vieux cochons «préhistoriques » (si, si, il y en a encore). De moyen-jeunes pas totalement revenus de blessures, comme Cédric dont le kiné aurait fait un infarctus s’il l’avait vu enfiler son maillot « rose et noir ». De jeunes hors de forme, à l’image d’un Heissam qui arriva essoufflé  d’avoir dû marcher jusqu’au vestiaire 27 au bout du couloir. Bon, y avait quelques valides aussi, hein. Et surtout que des mecs avec l’esprit club. Qui ayant entendu l’appel à la patrie « noir et blanc » se sont rendu disponibles. C’est chouette. C’est beau. Et si de « vieux » nous ne pouvions plus totalement nous targuer, c’est bien une harde de cochons dans la plus pure tradition qui s’est présentée ce samedi soir.

     
Le match.

Qu’en dire ? Drancy non plus n’était pas au complet deux de leurs joueurs leur ayant fait défaut au dernier moment. Ils nous opposèrent une équipe composée de quelques vieux mais surtout beaucoup de jeunes. Dès qui n’ont pas oublié d’apprendre à courir. Qui visiblement s’entraînent ensemble. Et c’est « logiquement » qu’ils entamèrent ce match avec la main mise sur le ballon. Pendant les 15 premières minutes, nous savions bien qu’il y avait un ballon sur le terrain (ben oui, on ne fait pas du « air rugby ») mais nous n’en avons pas vu la couleur. Drancy jouait beaucoup avec ses avants, au ras, lancés. Beaucoup dans nos 40. Mais si sur quelques charges le mur se fissurait, la ligne Maginot vêtue de noir et rose ne cédait pas et se comportait avec vaillance. Et petit à petit, nous commencions par-ci par-là à entrapercevoir le truc ovale, dont la feinte convoitise n’est qu’un prétexte pour se rentrer allégrement dans la gueule. Et suite à un dégueuli Drancéen, bien aidé en cela par notre rude défense, Julien « golden foot » avait l’occasion d’en admirer enfin les coutures et de nous expédier chez eux par une belle touche. La suite, c’est nos avants qui se structurent bien, déplacent intelligemment le maul, et vont aplatir respectueusement le bel objet dans l’en-but.
5-0 pour nous donc, contre le cours du jeu et l’essai n’étant pas transformé. A partir de ce moment les débats se sont équilibrés. Drancy était dans son match, agressif en défense comme toujours mais avec moins de mauvais gestes que d’habitude (et même si le nez de Grégory ne partagera peut-être pas totalement cette opinion), mais nous aussi. Alors oui, il y eut bien ce coup de pied de dégagement que récupéra leur quinze sur les 50 et qui alla tout seul planter son essai en traversant une défense montée en escalier.  Essai transformé et le score évoluait en notre défaveur à 5-7. Juste histoire de nous rappeler que rien n’était fait. Mais nos avants prenaient nettement le dessus, particulièrement en touche, ou dans les mauls portés. Derrière, on n’était pas folichon en attaque avec un peu de déchet face à une défense qui montait très (trop ?) vite et glissait bien, mais nous leur rendions la pareille et muselions efficacement leurs quelques intentions tout en réussissant de temps en temps à placer quelques raids intéressants. Et suite à une pénalité bien placée en face des poteaux, nous reprenions l’avantage à 8-7, puis par un nouvel essai de nos avants, nous menions au score 15-7 à la mi-temps. Le match restait indécis, mais la balance penchait du bon côté.
Et elle le restera. Puisque la seconde mi-temps se déroula comme la fin de première mi-temps. Bon, à part qu’à la deuxième minute Quentin « le boucher de Disneyland » prenait un carton blanc pour un soi-disant (oui, c’est moi qui écrit, je peux rétablir la vérité) placage haut sur l’ailier Drancéen qui voulait se faire la belle. Mais ça ne déstabilisait pas outre mesure des cochons qui tenaient leur match. Et qui par l’intermédiaire de Clément « le filou de Brocéliandre » allait même inscrire rapidement un essai tout en magie. Il jouait rapidement le ballon (enfin, personne n’a prouvé qu’il l’avait joué…) dans le dos de l’arbitre une pénalité pour lui-même sur les 3o mètres adverses, et profitait de l’hébétude générale pour aller tranquillement (mais en courant quand-même) aplatir le ballon. L’arbitre, dont c’était le deuxième match expliquant quelques approximations avec la règle des deux côtés, hésita un instant mais valida bien l’essai. La messe était dite. Drancy pris également son carton blanc pour placage haut (enfin diront certains), puis un rouge de chaque côté, leur numéro 7 ayant poursuivi Grégory qui se replaçait tranquillement (après un geste pas très catholique sur ce même 7 comme il l’avouera lui-même) pour lui déplacer par derrière le nez, ce qui est une opération délicate accordons-lui cela, qu’il trouvait trop droit. A part cela, nous retournions deux fois aplatir chez eux par nos avants encore. Le score aurait même pu être plus lourd si Quentin, après avoir pris un trou, raffuté un adversaire et fixé le dernier défenseur n’avait pas envoyé sa passe dans les chaussettes de Kevin idéalement placé sur l’aile (bon lui, enfin moi, vous dira que c’est Kevin qui court comme une enclume). Ou si Gauthier, après une magnifique course solitaire de près de 40 mètres avait juste plongé au lieu de se faire reprendre par un défenseur et dégueuler la balle dans l’en-but. Ce qui lui vaudra le Corbier d’or.  

Mais l’essentiel ne porte pas sur l’ampleur qu’aurait pu prendre le score. Non, l’essentiel est bien cette victoire, bonifiée de surcroît, sur Drancy. L’essentiel est d’avoir vaincu, enfin, le signe indien. L’essentiel est que dans cette équipe « United ages of SCUF » et qui ne s’entraîne jamais ensemble, tout le monde s’y est filé sans réserve pour obtenir cette belle victoire. Cela oui, c’est l’essentiel. Alors merci et bravo à tous pour votre état d’esprit, et comme on dit au bar-pmu du coin « Eh Garçon, je reprendrai bien la même chose ».      

boubou

Bonjour messieurs,

Je veux bien m'y coller mais il me fudrait les faits de match et l'évolution du score.

Je peux aussi réécrire le match mais dans ce cas c'est grâce à moi qu'on arrache la victoire sur une percée de 30 mètres après 2 raffûts, 1 feinte de passe et le cad' deb' de leut ailier en applatissant sous les poteaux.

Quelqu'un a-t-il pris des notes sur le match ? A vous de voir ;o)

Boubou.

@Flo : quand le résumé doit-il être envoyé à la rédaction ?

lundi 13 juin 2016

EUSKADITOUR 2016



Le Pays Basque… Forcément… Car qu’est ce qui pue plus le rugby que cette terre, entre montagne et Océan. Qu’est ce qui pue plus la porcherie que le cochon Noir de Bigorre ? Deux questions, dont les réponses évidentes suffisent à expliquer le choix de cette destination pour la tournée des Vieux Cochons du SCUF. Ca, et la présence sur place de 2 vaillants anciens, amoureux du SCUF et ambassadeurs de l’esprit de Brennus, j’ai nommé Gérôme Sonois, et Xavier Gambarte. Le Pays Basque, Bayonne, Biarritz, Espelette, puis l’Espagne avec Pampelune et la Navarre, un programme touristique de rêve. Un programme sportif aussi, avec 2 match en 5 jours. Un programme mitonné aux petits oignons par le Président Platt et son Président du Vice, Doudou De Ros, qui avaient prévu de profiter de la gaité ambiante pour une passation de pouvoir. Au terme de 2 saisons de règne, il était en effet temps pour Lawrence de transmettre la Présidence à un nouveau SuperCochon. Tout le monde rêvait de savoir qui serait l’Elu. Aussi, les cochons affluèrent en masse (35 participants) guidés par un genre d’étoile du berger moderne (ayant pris les traits d’un bar espagnol chaleureux et fort pourvu en alcool divers), de Paris et d’ailleurs, pour assister au couronnement et redonner de l’espoir en cette équipe après une saison chaotique, avec 8 matchs joués seulement.
Bayonne c’est beau. Mais c’est loin. 5h30 de train pour 18 d’entre nous le mercredi après-midi du départ. Heureusement, les TGV sont équipés d’un wagon bar et les cochons sont prévoyants. 22 bouteilles de vin, 37 bières, 9 saucissons, 3 pâtés (et 3 galettes…) plus tard, c’est un groupe déjà fortement imbibé qui tomba du train, littéralement,  dans les bras de Gérôme. 









Certains perdirent le son et la lumière rapidement (on ne donnera pas de nom mais on vous invite à regarder l’Equipe scufiste du vendredi 5 mai pour voir que c’est de JB Passé dont je parle). Mais le gros de la troupe, renforcé par quelques cochons automobilistes ou provinciaux alla fêter les retrouvailles et préparer les plans de jeu du lendemain (« bon bah on joue devant ! ») autour d’un apéro bien mérité sur les bords de Nive. Après un restaurant nous gratifiant de chipirons et d’Axoa (« O non, qui a vomi dans mon assiette ? » se serait écrié Juju), certains allèrent tâter du local dans les estaminets du coin, tandis que la plupart allait reprendre un semblant de force dans le club hôtel d’Anglet (La Pignada, ça ne s’invente pas) où nous logions. Car il fallait des forces pour préparer le premier match de cette tournée. Le premier tournoi, même, puisque nous n’affrontâmes pas une, mais 2 équipes. Les anciens du BO, sympathique équipe de touch’rugby avec laquelle Gérôme entretient ses restes de rugbymen les jeudis, et les Jaunaks d’Anglet, équipe de jeunes jouant avec les règles de la FFSE (pas de poussée en mêlée, eh merde…). Après une matinée studieuse à tenter de dissiper les maux de tête et de foie (déjà) dans l’aspirine et la piscine de l’hotel et après avoir admiré les goûts vestimentaires douteux de Jérôme « Slipman » Bejanin, nous gagnâmes le magnifique Stade des Remparts, sous une chaleur accablante. 







En apéritif, tournoi de toucher avec des équipes de 7. Deux équipes scufistes furent alignées face à une équipe biarrote et une équipe d’Anglet… Et comme redouté il fallut attendre le second match, un affrontement entre les deux équipes du SCUF, pour que le scuf gagne enfin un match (ça aurait pu être pire, on aurait pu faire un nul). Il faut dire que les conditions furent dantesques : 29 degrés, plein cagnard, sur un terrain synthétique. En manque d’entrainement et en excédent pondéral, les cochons tirèrent la langue et suèrent du saindoux à défaut d’en avoir tripoté la veille au soir… Ou était ce stratégique, jouèrent ils à l’économie pour garder l’influx en vue du « vrai » match ? Sans doute un peu… Mais parfois même les meilleurs stratèges se plantent… En effet, dès le début du match contre les Jaunaks, le VRAI match, où on plaque et où on se rentre dans la gueule, les cochons déjouèrent. Physiquement dépassés par une équipe jeune et entreprenante, les roses et noirs paniquèrent, tentèrent d’ouvrir tous les ballons pour se rassurer mais firent preuve d’errements techniques qui coutèrent 2 essais casquette lors du premier tiers temps. Fait marquant, Xavon, notre ouvreur de choc et de choc, après deux échauffements verbaux avec son vis-à-vis (jusqu’ici ce n’est pas un fait marquant, c’est une constante des matchs des cochons) qui l’avait gratifié de placages dans le mouve’tardement, pris l’initiative de… Quitter la pelouse avant de dégoupiller et de prendre un rouge. Pour ne pas pénaliser ses équipiers et plomber l’ambiance… Et en effet, le reste du match se déroula dans une atmosphère virile mais correcte, au plus grand plaisir de Vania qui craignait qu’une générale éclate et qu’en mesure de représailles, nos hôtes repartent avec le buffet de charcuterie basque prévu pour la 3ème mi-temps.
 Le second tiers temps  de 20 min fut plus ouvert, les cochons maitrisèrent mieux leurs rares ballons, toujours pénalisés par une conquête déficiente en touche. Ils retrouvèrent toutefois de belles vertues défensives et ouvrirent leur compteur par 2 beaux essais.  Menés par un Yann Lavoir des grands jours, le SCUF revint à hauteur d’Anglet, avant de prendre un nouvel essai casquette qui amenait le score à 3 essais à 2
Le dernier tiers temps fut haletant, autant pour le public que pour les joueurs. Antonin y alla de son doublé mais le SCUF, trop généreux, perdit quelques ballons importants aussitôt sanctionnés par des contre-attaques fulgurantes. Puis François Derôme entra sur la pelouse… Puis François Derôme sortit de la pelouse (claquage sur sa première course). Alors que Lawrence glapissait des consignes incompréhensibles depuis le banc de touche et que Doudou faisait tourner en flux tendu le 5 de devant, au bord de l’insolation, une touche fatidique se joua. Georges Perreira, entré à la mêlée, oublia que les annonces en touche se font par des gestes. Se grattant naïvement une corones sur la première touche au lieu de faire une annonce connue, personne ne comprit sa consigne. Le pizzaiolo du club fit néanmoins son œuvre et balança son parpaing, les lifteurs ne liftèrent pas, les sauteurs se regardèrent, dépités, un troupeau d’anges passa, l’adversaire gaula la gonfle et partit mettre un essai gag qui valut à Georges un Corbier d’or. Malgré cela, le SCUF revint au forceps à 1 essai d’Anglet à 1 minute de la fin grâce à quelques déroulés de gros bien appuyés. Et sur le renvoi, les cochons entreprirent une relance de la porcherie du bout du monde pour aller chercher le nul. Malheureusement, après quelques temps de jeu improductif, le cuir s’échappa, tel les illusions de notre jeunesse perdue. Un jeune basque s’en empara et alla tranquillement planter un dernier essai au terme d’une rencontre inégale jouée dans un cadre inoubliable.
Nos hôtes nous gratifièrent ensuite d’un buffet magnifique sur le bord du terrain, où jambon, fromage de brebis et gâteau basque abondèrent dans une ambiance fraternelle. Repus, les Cochons rentrèrent à l’Hotel pour quelques ablations avant d’aller attaquer une soirée chargée : Apéro aux « cent marches », avec une vue sublime surplombant la baie de Biarritz, puis concert de rue de Sonny Samba, restaurant portugais pour la plupart, détour par la fête de quartier « chez Bibi » pour recroiser quelques jaunaks, passage au Bar du Marché avant d’aller à la boite gay du coin. Oui oui gay. En même temps pour faire rentrer 35 mecs dans une boite faut pas être exigent. Et les moustaches de certains Cochons, taillées pour l’occasion (enfin j’espère que ce n’était que pour l’occasion…) permirent même de griller des files. Les cochons eurent aussi la surprise de voir débarquer notre Jean-Mi national, l’ancien Président des VC, entré depuis au hall of Fame des lanceurs de pizza du club, qui apparut comme par enchantement et provoqua les larmes de Lawrence. Le retour au petit matin se fit en ordre dispersé. Pour ma part ce fut avec Edouard, qui manqua d’emplâtrer notre chauffeur de taxi pensant que ce dernier, qui était monté à l’arrière du taxi pour lever un siège et ouvrir l’accès au troisième rang de siège, était un badaud égaré qui tentait de nous piquer le taxi. 






















La nuit fut courte. En effet, un bus nous attendait à 9 heures pour nous emmener en Espagne dans une atmosphère étrange : le fameux « flou basque » cher au Président du Vice. Mais sur la route, nos organisateurs de tournée nous avaient prévu quelques réjouissances. D’abord une pause à Espelette, où les cochons eurent droit à une visite d’exploitation de piment, suivie d’un cours de cuisine à base de piment d’Espelette, arrosé de mousseux local. Et quelques jeux de force basque bien intelligents (tirer fort sur une corde, porter des trucs lourds, viser des trucs petits avec des gros palets…) De quoi bien s’oxygéner le bulbe, avant de gagner… Le restaurant du midi où la côte de Bœuf, le vin et le cidre à volonté finirent de déglinguer les plus résistants d’entre nous. Une petite promenade digestive fut bien entreprise à Guetaria, le village jumeau du Guetari français. Mais  seule la bonne vielle sieste du bus qui s’ensuivit permit de remettre les guerriers d’aplomb avant d’affronter leur nouveau défi : une soirée à Pampelune. Et pas n’importe laquelle : la soirée de l’Election, de l’Investiture, que dis-je, de l’Ascension ! Sauf que chez nous le Messie ne monte pas au ciel. Il descend dans les caves pour y danser sur le gros son de Village People…
Dans une taverne accueillante, la meute porcine s’installa et attendit, à bout de souffle, de connaître le nom du prochain Président. Au terme d’un discours plein d’émotion, dont il ne parvint pas à lire plus de 2 phrases, le Président Lawrence lâcha enfin l’info. Et l’assemblée, mise dans la confidence quelques secondes plus tôt, se leva comme un seul homme pour acclamer le nouvel Elu en agitant des affiches de campagne à la gloire du nouveau Prez… Laurent BOUTALBI
Petit flashback sur l’animal. Laurent, dit Boubou, dit Jean Boubou, dit Le Boubz, dit Boubaï, dit « mon pti Bou »  (mais ça c’est juste par sa femme et dans l’intimité), a rejoint les Vieux Cochons il y a 12 ans. Après plusieurs saisons entre la Une et la Réserve, il est devenu un genre de mascotte du club, mais de 100 kilos. Un pilier solide, costaud en mêlée, dur à l’impact et vaillant sur le pré. Mais surtout un bon compagnon de foire, avec un rire communicatif et toujours une connerie sur le bout de la langue. Des qualités qui lui valurent l’honneur du Prix Jean-Claude JAFFRE il y a quelques années, récompensant non pas des qualités rugbystiques (ça aurait été louche) mais un esprit de camaraderie exemplaire. Et bien voilà, c’est lui le nouveau Président. Et avant le restau de Pampelune, il n’était pas au courant. Car chez les Cochons, un président ne s’élit pas, il se récupère un titre. Heureusement pour Boubou (et sa femme, désolé Wanda), 2 Caporaux ont aussi été désignés pour l’assister dans les tâches administratives autant que dans les choix tactiques. Flo Palomares et Jean-Baptiste Plassé, 2 « jeunes » vieux cochons pleins d’avenir, qui au goût de l’ancien président incarnent eux aussi les valeurs et l’ambiance joueuse dans laquelle doit baigner l’équipe des Vieux Cochons, tout en aimant le vrai rugby où les match se gagnent avec les tripes lors des deux premières mi-temps.
Dès la surprise digérée (avec 2 verres de rouge pour faire glisser), le Nouveau Président prononça un discours au cours duquel il posa les valeurs de sa mandature. Intitulé « une nouvelle aire s’ouvre », ce discours fédérateur sera bientôt sur Youtube, sauf s’il est classé « Contenu exclusivement pour Adultes », auquel cas nous le mettrons en ligne directement sur un site de Fist Fucking, une pratique qui semble chère au nouveau Président.
Pour fêter tout ça quoi de mieux que d’aller fêter ça. Et c’est ce que firent les cochons. Surtout que dans ce beau pays d’Espagne (ou Basque ? Ou Navarre ? Putain mais faut dire quoi ?), les boites ne vous refoulent pas pour cause de basket ou de sur-représentation masculine. Tout le monde alla donc danser et boire des Gin’to (prononcez Rinn’to) dans une boite accueillante pour les rugbymen et les gens de petite taille… Et discuter tactico-tactique. Car après un premier discours galvanisateur, le Nouveau Président fut immédiatement mis à contribution, pour concocter l’équipe de chanceux qui serait titularisé le lendemain. Et nous ne fûmes pas déçus, il y eu bien une patte (enfin un pied de cochon…) Boubou sur le XV de départ. Déjà, il choisit de s’aligner en N°8, lui, ce bon vieux pillard aussi mobile qu’un pied de parasol. Ensuite, il titularisa en ouvreur et comme capitaine un autre pilier en puissance, notre « Bastaraud blanc », le Hulk des auto-écoles, aussi célèbre pour son crochet arrêté et sa feinte d’accélération, que pour son endurance de grand-mère asthmatique et son lever de coude : LE Pascal Auger. Du grand lard pour une première feuille de match














Après une tisane, un supo et une grande nuit de sommeil, vint le samedi, jour du second match en 3 jours. Contre l’équipe des anciens d’Irun, avec laquelle Xavier joue depuis quelques années. Une équipe dont l’emblème est un sanglier, affublé d’une belle moustache. Du sur mesure pour nos cochons duveteux. A l’approche du stade, un doute traversa l’esprit de certains (ceux qui sont dotés d’un esprit, les ¾, donc). Mais où donc allions nous jouer ? Il y avait là de beaux terrains de foot, de tennis, et un genre de grande plage en sable… Et merde… C’est bien ça, ils ont mis des poteaux de rugby aux extrémités. Le terrain qui allait recevoir ce match titanesque était donc un champ de poussière et de sable. Qu’importe, le cochon s’adapte à tout. La preuve, Manu joue dans la même équipe que Juju depuis des années ! Le cochon s’adapte aussi aux terrains pourris, ainsiq qu’au petit verre de gnole locale que nos adversaires se firent un malin plaisir de nous offrir juste avant le coup d’envoi. Ce n’est pas cet honteux subterfuge qui risquait de couper les jambes de notre 10, il n’en avait pas avant. Même l’arbitrage version Super Rugby de Roch Poletti ne déstabilisa pas les cochons. Pourtant, un premier temps de jeu avec 5 turnovers, 4 en avant en laissant jouer l’avantage, 1kg de poussière inhalée par joueur, ça surprend…Le match partit en effet sur un bon rythme, mais les fautes de mains furent légion. Surtout chez les ibères. Les cochons mirent donc la main sur le ballon et marquèrent rapidement le premier essai sur un ballon cafouillé, récupéré par Zanca qui partit aplatir tout seul.
Le second essai scufiste fut bien plus construit : Au terme d’une percée plein champs, notre 3 /4 centre Quentin De Tarlé, aligné pour ce match et pour la première fois en seconde ligne, délivra un amour de passe en cloche à Gérôme Sonois qui déborda et alla marquer en coin son premier essai pour le SCUF depuis… 1994 et sa saison de Junior 2. Depuis cette époque, il s’était fait plus de fractures, luxations, déchirures et entorses qu’il n’avait marqué de point… Il fallait donc être en Navarre pour vaincre le signe indien…
Le premier tiers temps prit fin sur ce score de 2-0 et l’effectif commença à tourner. Renato passa 3ème ligne Centre et nous gratifia de quelques charges bien senties, malheureusement sur l’une d’elle il s’affaissa et se plia le genou dans le mauvais sens. Refroidis par cette vilaine blessure, les 30 joueurs gratifièrent le public de nombreux en avants, de cafouillages divers, feintes de plaquage à volo, enchainement de mêlées, giboulée de passe à personne, bref le Bolchoi en plein air sur un air de flamenco. Heureusement les cochons se décidèrent à se rassurer en allant chercher leurs gros... Ceux de devant, je précise… Un bon groupé pénétrant de 30 mètres plus tard, Lolo The Hook allait s’effondrer dans l’en-but. Lors du dernier tiers temps, le même Crochet s’offrit un doublé sur une passe bien donnée dans le tempo par François Derôme, tout juste rentré. Sur son second ballon par contre, François tenta d’accélérer, au plus grand plaisir du pharmacien du coin. Après 1m40 de course chaloupée, nouveau claquage sanction. Ce qui donna l’occasion à Thomas Schwartz d’entrer sur la « pelouse ». Et de rappeler à ceux qui en doutait que la nature est injuste, que la prise d’âge ne signifie pas nécessairement prise de poids, perte de vitesse de pointe et titularisation dans le 5 de devant. On retrouva en effet bien vite les qualités de l’inoxydable Tomtom, qu’on n’avait plus vu en match depuis janvier 2015 et une vilaine fracture du doigt, mais qui prend toujours aussi bien les trous (n’y voyez rien de salace). Essai dès son premier ballon. Ce recovery flamboyant donna des idées à l’autre Thomas, le Poletti, de tenter le diable. Mais finalement il ne prit pas le risque. Il eut sans doute du nez. Le match se termina au milieu d’un nuage de poussière une douzaine d’en avants successifs laissés jouées par l’arbitre (enfoiré !), sur un score de 7 essais à 1 pour le SCUF. Les bouches asséchées par les terrains locaux, il fallut se hâter pour réhydrater la troupe. Et ce fut fait de fort belle manière, dans le magnifique club house de nos hôtes basco-irunais (car à Pampelune, l’ibère est basque…). La remise du corbier d’or à l’escroc de la journée, Roch Poletti l’arbitre strappé, le discours plein d’amour du capitaine, les échanges avec nos adversaires aussi fairplay que sympathiques, puis le diner de gala préparé par les joueurs, tout fut par-fait. Un magnifique banquet de tournée. Une fois les panses remplies et les cœurs réchauffés, Doc Barrito poussa la chansonnette tel un bariton. L’homme n’est pas doté que d’un fort bel organe. Il a en sus un bien beau répertoire. Avant de partir tester tous les Rinn’to de la vieille ville, les cochons firent découvrirent aux espagnols le jeu de l’hippodrome (ça les change de la corrida), sous les ordres d’un Rénato en transe. Pendant le reste de la nuit on croisa des hommes beaux et musclés, affublés d’un béret rose et de lunettes de soleil fushia partout où l’on servait de l’alcool dans les rues de Pampelune. Les roses et noir investirent tour à tour, de façon plus ou moins coordonnée, toutes les discothèques et tous les débits de boisson de la ville, changeant de lieu au gré des mouvements de foule créés au sein de la gente féminine par les passages de Jérome Béjanin, ratisseur de l’extrême. Ensuite mes souvenirs se brouillent, j’ai même l’impression d’avoir vu 2 Pascal Auger, et d’avoir vu dormir Vania sans ronfler pendant 6 secondes consécutives, donc raconter serait fabuler. 
































Le lendemain, le retour en car vers Bayonne puis en train vers Paris fut des plus calmes. Et les cochons se séparent au fil de la journée pour retrouver leurs bases et leurs laies respectives. Les cœurs furent gros au moment d’embrasser Gérôme, notre expatrié des bords de Nive. Mais toute bonne chose a une fin. Bravo aux organisateurs, merci à tous les participants pour ces moments merveilleux, bon rétablissement à Rénat, et forza cochons.














TOTO...